Apprendre les kanji - Isshoni Blog Japon - Shakyô (copiste)

Apprendre les kanji dans les règles de l'art

Apprendre les kanji, littéralement « caractères des Han », c’est apprendre à écrire des caractères transmis de la Chine au Japon il y a plus de 2000 ans. Bien qu’on ne sache que peu de choses sur la manière dont les kanji se sont implantés au Japon, ils n’en sont pas moins essentiels à la langue japonaise.

Comme n’importe quelle autre langue, le japonais a évolué au fil des siècles et les kanji ne font pas exception. L’art de la calligraphie a quant à lui traversé les âges afin de continuer à rendre hommage aux kanji et à la nature dont ils s’inspirent.

Les kanji sont bien plus que de simples caractèresDe par leur forme harmonieuse et la profondeur de leur sens, la beauté des kanji en fascinent plus d’un. Exprimés à travers la calligraphie notamment, les kanji deviennent des œuvres d’art qui transcendent le simple moyen de transmission d’informations. La richesse de sens contenue dans un seul kanji constitue une clé essentielle pour comprendre la culture japonaise.

Bien que cela ne soit pas important pour un apprentissage classique du japonais, pour apprendre les kanji en tant qu’art, il y a une chose fondamentale : connaître l’ordre des traits ! Il existe des dizaines de milliers de kanji mais, rassurez-vous, seulement 2136 sont reconnus officiellement par le Ministère de l’Éducation du Japon (les autres étant notamment désués). 

Évidemment, il ne faut pas apprendre par cœur l’ordre des traits de chaque caractère, il y a en fait une logique applicable à tous, et nous allons voir ça ensemble dans cet article. Pour vous aider à apprendre les kanji, j’ai également mis en ligne un outil d’ordre des traits que vous pouvez utiliser à volonté !

De nos jours cependant, il est vrai qu’avec l’usage massif de l’informatique et des téléphones, c’est une notion souvent mise de côté, car savoir écrire dans le bon ordre n’a absolument aucun impact si l’on n’écrit pas à la main (et d’ailleurs, à moins de vouloir exceller dans la calligraphie japonaise, cela ne vous sera pas non plus franchement utile).

Cependant, je pense qu’il est toujours utile de garder en tête qu’un ordre des traits japonais précis existe et d’y prêter un minimum attention!

Sommaire

L'histoire des kanji

Selon la légende, à l’époque de l’Empereur Jaune (aux alentours de -2700/-2600), un certain Cangjie (ministre de l’empereur doté de deux paires d’yeux qui le rendaient capable de scruter les choses au-delà des seules apparences et qui aurait inventé les caractères chinois) a observé des empreintes d’animaux (notamment d’oiseaux) sur le sable et s’en serait inspiré pour inventer les caractères.

À l’origine, le Japon disposait d’une langue parlée, mais il n’existait pas de caractères permettant de la retranscrire (comme toutes les langues au départ). C’est vers la seconde moitié de l’époque Yayoi (d’environ -800 à environ 300) que les kanji, originaires de Chine, ont fait leur apparition au Japon en passant par la péninsule coréenne. On estime que les caractères chinois ont été introduits au Japon vers le Ier siècle de notre ère. Pour décrire la situation de manière plus exacte, on pourrait dire que « divers objets portant des kanji ont été importés »Les Japonais côtoient donc les kanji depuis plus de 2 000 ans.

Cependant, ce n’est pas parce que des objets portant des caractères chinois ont été importés du continent que les Japonais ont immédiatement su lire et écrire ces caractères. Les exemples actuellement confirmés de l’utilisation des caractères chinois par les Japonais de l’Antiquité datent des IIe et IVe siècles, et se limitent à la découverte de quelques poteries sur lesquelles un seul caractère était gravé.

Ce n’est qu’aux VIe et VIIe siècles que le nombre de locuteurs du japonais capables de lire et d’écrire les kanji a commencé à augmenter. En effet, c’est à cette période que l’on a commencé à adopter le confucianisme, le bouddhisme et le taoïsme, importés du continent chinois et de la péninsule coréenne. Pour assimiler ces philosophies et ces religions, il fallait savoir lire les ouvrages rédigés en chinois classique.

Apprendre les kanji - Isshoni Blog Japon - Estampe sur bois (ukiyo-e) par Yōshū Chikanobu, 1897
Jeune femme s'exerçant aux kanjis. Estampe sur bois (ukiyo-e) par Yôshû Chikanobu, 1897.

Tout cela a toutefois amené à un nombre énorme de caractères différents, ce qui a donc entraîné l’adoption de plusieurs réformes dont notamment celle de 1946. 

Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’utilisation des kanji n’était soumise à aucune restriction et il en existait donc un grand nombre, aux formes variées, ce qui entraînait un manque d’uniformité. Une liste de 1850 caractères d’usage courant (appelés Tôyô kanji) a donc été établie dans le but de limiter les caractères kanji utilisés dans la vie quotidienne, car cette situation causait de nombreux désagréments dans les domaines de l’éducation et de la vie sociale

Des caractères complexes tels que 國 (pays) ou 體 (corps) ont été simplifiés en respectivement 国 et 体 par exemple.

Apprendre les kanji - Isshoni Blog Japon - Nihon Kenpo
Original de la Constitution japonaise, « Édict impérial » (page 1) mêlant caractères kanji et kana.

En 1973, les lectures On et Kun de 357 kanji ont été ajoutées.

En 1981, une liste de 1945 caractères d’usage quotidien (appelés Jôyô kanji) a été publiée, soit 95 de plus que la liste précédente des Tôyô kanji.

La dernière réforme a eu lieu en 2010 et c’est la liste que nous utilisons aujourd’hui. 2 136 caractères ont été désignés comme Jôyô kanji (196 caractères ont été ajoutés et 5 caractères peu utilisés ont été supprimés). Les lectures on’yomi et kun’yomi ont également subi quelques modifications

La publication de cette liste révisée s’inscrit dans le contexte de la généralisation des appareils informatiques, tels que les ordinateurs. Les occasions d’écrire à la main ayant diminué et la conversion des caractères étant facile sur les ordinateurs, des caractères utilisés dans les préfectures ont été ajoutés.

Qu'est-ce qu'un kanji ?

La principale caractéristique des kanji est qu’il s’agit de « caractères idéographiques », c’est-à-dire que chaque caractère a une signification en soiCela diffère fondamentalement des « caractères phonétiques » tels que l’alphabet. Par exemple, le kanji « 山 » représente en soi le concept de « montagne ».

Mais bien sûr, même s’ils sont différents d’un alphabet phonétique, ils ont également une ou plusieurs prononciations et c’est ce qui fait généralement peur aux débutants en japonais. Ils possèdent une double structure de lectures : la lecture Kun et la lecture On. La première est la prononciation dite à la japonaise, et la seconde est la prononciation sino-japonaise (qui se rapproche de la lecture du sinogramme d’origine en chinois).

Par exemple, si on reprend l’exemple précédent, le kanji « 山 » se lit « yama » en lecture Kun et « San » en lecture On. Et la difficulté ne s’arrête pas là car un seul kanji peut avoir plusieurs lectures Kun et/ou plusieurs lectures On. Sur les 2136 kanji courants, on compte 4 388 lectures possibles en combinant les deux lectures (2 352 lectures On et 2 036 lectures Kun).

Kanji Signification Lecture Kun Lecture On
Montagne
Yama
San
Fleur
Hana
Ka
Je
Watashi
Shi
Vent
Kaze
Pluie
Ame
U
Fenêtre
Mado

Bien qu’elle soit source de difficulté, c’est cette double structure qui fait qu’apprendre les kanji japonais soit à la fois complexe et intéressant. Comme la lecture d’un même kanji varie selon le contexte, cela constitue un élément difficile à maîtriser pour les apprenants. Cependant, c’est précisément cette complexité qui donne au japonais sa riche expressivité. Et puis, n’oublions pas que le français tient son lot de difficulté également, donc nous serions mal placés pour juger.

Le gouvernement japonais a défini des « kanji courants » comme kanji de base utilisés dans la vie quotidienne. Même pour les Japonais, il n’est pas facile de maîtriser tous les kanji, mais l’apprentissage de ces kanji courants permet d’acquérir les bases de la lecture et de l’écriture en japonais. C’est en se basant sur leur redondance et leur utilité que les enfants Japonais les apprenent, et c’est également là-dessus que se base la liste des kanji à apprendre pour les différents niveaux du JLPT. Dans ma formation en ligne, je fais moi aussi apprendre les kanji dans ce même ordre.

Les kanji peuvent être classés en six grandes catégories en fonction de leur origine :

Catégorie Explication Exemples
Caractères picturaux
Représentations simplifiées d’objets réels
山 (montagne)、火 (feu)
Caractères indicatifs
Symboles représentant des concepts abstraits
上 (au-dessus)、一 (un)
Caractères composés
Combinaison de plusieurs kanji pour créer un nouveau sens
森 : 3 kanji de l’arbre (木) = forêt
Caractères phono-sémantiques
Caractères composés d’une partie exprimant le sens et d’une partie exprimant la lecture
泳 : radical 氵(clé qui indique un rapport avec l’eau) + 永 (sa lecture On est « ei ») = 泳 (« nager », qui se lit « ei » en lecture On)
Caractères dérivés
Caractères créés en réutilisant un kanji existant pour exprimer une autre signification
楽 (amusement) qui est dérivé de 樂 (instrument de musique).
Caractères empruntés
Caractères dont on n’emprunte que la prononciation
来 (« rai », lu « lái » en chinois)

Je pourrais vous parler de chacune de ces catégories plus en détail mais chacune demanderait un article complet, donc contentons-nous de la version courte.

Les radicaux

Alors évidemment, comme ça cela fait très peur quand même, et on a l’impression qu’il va falloir apprendre des centaines, voire milliers, de kanji différents. Mais rassurez-vous, ce n’est pas aussi catastrophique que cela en a l’air car les kanji sont composés de radicaux que l’on retrouve dans chacun d’entre eux car ils servent notamment à les classer et à les répertorier.

Il existe aujourd’hui 214 types de radicaux, utilisés pour classer et répertorier les kanji, mais la méthode de classification et la dénomination des radicaux varient selon les dictionnaires de kanji. La plupart des dictionnaires courants s’appuient souvent sur le « Dictionnaire Kangxi », un ouvrage chinois consacré aux sinogrammes.

Exemples de radicaux - écriture japonais - Isshoni Blog Japon
Exemples de radicaux en rouge

De plus, bien que de nombreux kanji soient composés de plusieurs éléments, les radicaux peuvent être classés en sept catégories en fonction de leur position :

1. 偏 (hen)
Dans le cas de caractères en deux parties latérales distinctes, ce radical est la partie de gauche.

Exemples :

  • radical de l’eau : 氵 comme dans 池 (ike, étang)
  • radical de la main : 扌 comme dans 指 (yubi, doigt)
  • radical de l’arbre : 木 comme dans 桜 (sakura, fleur de cerisier)
  • radical du métal : 金 comme dans 銀 (gin, argent)
2. 旁 (tsukuri)
Dans le cas de caractères en deux parties latérales distinctes, ce radical est la partie de droite.

Exemples:
 
  • radical du « gros coquillage » : 頁 comme dans 頭 (atama, tête)
  • radical du bâillement : 欠  comme dans 歌 (uta, chanson)

3. 冠 (kanmuri)
Dans le cas de caractères en deux parties superposées distinctes, ce radical est la partie du haut.

Exemples :

  • radical de la pluie : 雨 comme dans 雲 (kumo, nuage)
  • radical du toit : 宀  comme dans 家 (ie, maison)

4. 脚 (ashi)
Dans le cas de caractères en deux parties superposées distinctes, ce radical est la partie du bas.

Exemples :

  • radical du feu : 灬 comme dans 煮 (ni, bouillir)
  • radical du coeur : 心  comme dans 悪 (aku, vice)

5. 繞 (nyô)
Radical qui traverse le caractère, généralement de la gauche vers le coin inférieur droit.

Exemples :

  • radical du blé : 麦 comme dans 麺 (men, nouille)
  • radical de la route : 之  comme dans 送 (oku, envoyer)

6. 垂 (tare)
Radical qui couvre la partie supérieure et qui descend généralement jusqu’au coin inférieur gauche.

Exemples :

  • radical du malaise : 疒 comme dans 病 (byô, maladie)
  • radical de la porte : 戸  comme dans 戻 (modo, revenir)

7. 構 (kamae)
Radical qui entoure les caractères comportant une « enceinte ».

Exemples :

  • radical du blé : 麦 comme dans 麺 (men, nouille)
  • radical de la route : 之  comme dans 送 (oku, envoyer)
Les différents radicaux - écriture japonais - Isshoni Blog Japon
Les différents types de radicaux

L'importance de l'ordre des traits

L’ordre des traits désigne la séquence à suivre pour écrire efficacement un caractère. Au fil de la longue histoire de chaque caractère, cet ordre s’est adapté de manière à faciliter l’écriture. C’est pourquoi il arrive parfois qu’un même caractère ait deux ou trois ordres de traits différents. Cependant, cette situation pouvant prêter à confusion dans l’enseignement, le Ministère de l’Éducation a publié en 1958 un « Guide pour l’enseignement de l’ordre des traits », dans lequel il a harmonisé l’ordre d’écriture des éléments constitutifs identiques.

Si l’ordre des traits a une telle histoire, il y a une raison pour laquelle il est encore considéré aujourd’hui comme un élément d’apprentissage important : écrire en respectant l’ordre des traits permet non seulement d’écrire plus facilement, mais aussi d’obtenir des caractères bien formés.

Par exemple, comme pour les premier et deuxième traits des caractères 左 et 右, si l’ordre d’écriture est différent, la longueur et la direction des traits, ainsi que la forme générale, peuvent changer. De même, comme pour les premier et deuxième traits des caractères 原 et 成, lorsque le trait horizontal et le trait ascendant vers la gauche se rejoignent, c’est le trait écrit en premier qui ressort. Mais si l’ordre d’écriture est erroné, la manière dont ils se rejoignent change également.

Une mauvaise séquence de traits peut entraîner des irrégularités dans la forme des caractères ou des fautes d’écriture. La séquence de traits est donc une règle essentielle pour écrire rapidement et sans effort des caractères bien formés.

Aussi, les Japonais ont tendance, en cas de doute sur le sens d’un mot lors d’une conversation (à cause des homonymes notamment), de l’écrire pour de faux avec le doigt dans leur paume. Cela permet à l’interlocuteur de suivre le tracé du kanji et donc de le reconnaître et le comprendre. Si vous le tracez dans le mauvais ordre, votre interlocuteur pourrait ne pas être certain du kanji que vous « écrivez ».

Les règles d'écriture

1. De haut en bas et de gauche à droite
C’est la règle la plus fondamentale.

Pour tracer le kanji 三 (trois), on commence par le haut et on écrit de gauche à droite.

Pour les traits du kanji 川 (rivière), on commence par l’extrême gauche et on écrit de haut en bas.

2. Horizontal puis vertical
Lorsque des traits horizontaux et verticaux se chevauchent, on écrit d’abord le trait horizontal. Comme par exemple le kanji 十 (dix).

Le kanji 田 (champ) est une exception à laquelle il faut faire attention.

3. Les traits qui « traversent » en dernier
Les traits qui en rayent d’autres s’écrivent en dernier. Cela est valable qu’ils soient verticaux ou horizontaux. Par exemple, avec 中 (milieu) et 用 (usage) pour les traits verticaux :

Et 母 (mère) et 舟 (bateau) pour les traits horizontaux :

4. La diagonale en haut à droite en premier
La diagonale partant du coin supérieur droit s’écrit avant la diagonale partant du coin supérieur gauche.

5. Le trait vertical central s’écrit avant les côtés
Pour les caractères tels que 水 (eau) ou 糸 (fil) par exemple, on écrit d’abord la longue ligne verticale avant d’écrire la partie gauche puis la partie droite.

6. Le trait vertical de gauche en premier
Pour les caractères tels que 口 (bouche) ou 門 (porte) qui comportent une ligne verticale à gauche, suivie d’un trait allant vers la droite puis vers le bas, on écrit d’abord la ligne de gauche.

7. Les traits qui encadrent en premier
Pour les caractères tels que 病 (maladie), on écrit d’abord la partie extérieure avant la partie intérieure 丙. 

Cependant, si la partie qui entoure comporte une ligne inférieure, comme dans 回 (fois), on écrit cette ligne en dernier.

8. Les radicaux « nyô » en dernier
Un radical est dit « nyô » s’il va de la gauche jusqu’au bas du kanji (voir la section sur les radicaux). Dans ce cas-là, on écrit toujours en dernier le trait qui traverse en-dessous comme dans 近 (proche) ou dans 建 (contrat) par exemple.

Mais dans le cas de 起 (origine), on l’écrit en premier donc attention :

9. Les « points » en dernier
Les points (qui sont en fait plutôt des petits traits) s’écrivent souvent en dernier comme par exemple dans le kanji 求 (demande) :

Les exceptions courantes

1. L’ordre de 右 (droite) et 左 (gauche) est différent
L’ordre des deux premiers traits n’est pas le même pour les deux.

2. 九 (neuf) et 力 (force) sont inversés
Bien que très ressemblants dans leur forme finale, le traçage est inversé.

3. Le trait le plus haut va souvent de droite à gauche
Le trait « horizontal » oblique situé au-dessus de caractères tels que 私 (je) ou 重 (lourd) s’écrit souvent de droite à gauche contrairement à ce que stipule la règle 1. vue précédemment.

Les illustrations de kanji proviennent du projet KanjiVG © 2009-2025 Ulrich Apel, publié sous licence Creative Commons CC BY-SA 3.0.

Conclusion

Apprendre les kanji, c’est apprendre un véritable art calligraphique qui existe depuis des millénaires. Comprendre son histoire et ses différentes évolutions est pour moi très important si l’on veut réellement apprendre cette langue et j’espère vous y avoir aidé avec cet article que j’ai essayé de rendre le plus complet et compréhensible à la fois.

On pourrait bien sûr approfondir énormément ce sujet, mais cela deviendrait extrêmement complexe (déjà que cet article l’est pas mal) ! Mais si jamais vous souhaitiez en apprendre encore plus, dites-le moi en commentaire. Et bien sûr, si vous souhaitez débuter ou continuer votre apprentissage de manière structurée et ludique, je serais ravie de vous y aider via ma formation en ligne.

À propos de l'auteure

Marion - prof de japonais Issho Ni | Apprendre le japonais

Marion, passionée du Japon qui propose des formations de japonais en ligne ainsi que des voyages au Japon.

Newsletter

Vous ne voulez pas louper les prochaines nouvelles Issho Ni ? Abonnez-vous à la newsletter ❤

Derniers articles

Alphabet japonais - Blog Japon Isshoni - Calligraphie
Les kana
Les trois systèmes d'écriture de l'alphabet japonais : hiragana, katakana et kanji - Blog Japon Isshoni - Couverture
Alphabet japonais : hiragana, katakana et kanji expliqués
Showa no Hi empereur Hirohito - Issho Ni Blog Japon
Showa no Hi : le jour de l'empereur
Alphabet japonais - Blog Japon Isshoni - Calligraphie
Les kana
Les trois systèmes d'écriture de l'alphabet japonais : hiragana, katakana et kanji - Blog Japon Isshoni - Couverture
Alphabet japonais : hiragana, katakana et kanji expliqués
Showa no Hi empereur Hirohito - Issho Ni Blog Japon
Showa no Hi : le jour de l'empereur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut